… SOUVENT SANS LE SAVOIR !
Certaines personnes cumulent hypersensibilité, haut potentiel, autisme, TDA-H et troubles DYS (bien planqués) en parallèle. Il est plus difficile de découvrir ses neuroparticularités dans ces cas-là car elles se compensent entre elles. C’est notamment vrai chez les femmes, particulièrement agiles pour camoufler.
Ces profils présentent néanmoins quelques traits distinctifs qui peuvent mettre sur la piste :
- Elles ont la plupart de leurs sens particulièrement aiguisés, certains en mode « hyper » et d’autres en mode « hypo » (le rapport au chaud ou au froid, à l’équilibre par exemple…).
- Elles ont un grand sens de l’esthétisme, du beau.
- Elles ressentent les émotions intensément, ce qui peut les faire « bugger » (signe de TSA, tout comme les lieux trop bruyants ou les contextes trop conflictuels). Mais elles ne le montrent pas forcément, d’autant plus si elles sont pudiques.
En effet, elles peuvent être des personnes soit très extraverties (qu’on ne manque pas de remarquer : TDA-H), soit plus discrètes (qu’on trouve alors souvent froides ou hautaines à tort : TSA). - Elles ont besoin de faire sens dans tout ce qu’elles font.
- Elles privilégient les relations sincères et bienveillantes, qui s’accompagnent de discussions authentiques et profondes.
- Elles prennent soin de leur entourage et sont « cette oreille à qui l’on vient se confier » spontanément.
- Elles repensent régulièrement aux échanges qu’elles ont eu, regrettant d’avoir été trop spontanées (trait TDA-H), trop directes (trait TSA), pas assez sûres d’elles-mêmes, trop centrées sur elles ou tant d’autres doutes possibles… Cette forme de rumination a pour objectif de les aider à apprendre de l’expérience pour évoluer.
- Elles sont curieuses de tout et s’intéressent à plein de sujets variés, adorant apprendre. Elles peuvent le faire en autodidacte (trait TDA-H) ou multiplier les formations (HP).
- Elles sont agiles pour faire des passerelles entre les thèmes qui les passionnent (notamment en présence d’hyperactivité TDA-H) et à condition de se faire confiance (en lien avec l’estime de soi).
- De ce fait, elles ont une vision globale et interconnectée des situations, des projets et des personnes qu’elles côtoient. Elles captent de nombreuses informations via leurs sens. Selon leur histoire et leurs centres d’intérêt, elles mobilisent cette faculté pour des enjeux du quotidien ou plus cognitifs.
- Elles peuvent facilement anticiper certains événements, sans forcément en tenir compte, le mental prenant la relève pour rationaliser (« tu n’en sais rien au fond ! »), puis s’en vouloir après de ne pas s’être plus écoutées.
- Quand elles parlent avec quelqu’un, elles ont une forte capacité de distanciation : elles se regardent et s’analysent en train de faire, précisant au besoin leurs dire ou corrigeant la rapidité avec laquelle elles parlent par exemple…, tout en poursuivant leur conversation. De ce fait, leurs interlocuteurs ressentent inconsciemment qu’elles savent ce qu’ils pensent. Si c’est le cas quand le profil est « uniquement » haut potentiel, c’est plus complexe quand un TSA s’en mêle.
- Elles présentent une grande efficience (dans leurs études / travail pour optimiser des process ou organisations mais aussi simplement quand elles marchent dans la rue ou font leurs courses. Mais elles sont aussi en proie à des moments de procrastination (notamment en lien avec la gestion administrative ou des thèmes anxiogènes), signe de TDA-H.
– Les profils avec un TDA dominant peuvent carrément avoir l’impression que la moindre logistique est une montagne à soulever et pourtant ne pas avoir cette problématique quand le sujet motive.
– Les profils surtout hyperactif peuvent se reconnaître dans certains traits de TDA-H, sans l’envisager sérieusement pour autant, tant ils sont organisés. Cet aspect est généralement une stratégie de compensation inconsciente, mise en place par leur haut potentiel depuis l’enfance. - Ces femmes multi-neuroatypiques sont bien souvent sensibles à la nature (dont le contact les régénère) et aux animaux (les chats et les chevaux notamment).
- Quels que soient les profils, leur parcours scolaire est rarement perçu comme facile.
Certaines personnes ont rapidement arrêté leurs études (généralement dû à des DYS, un TDA-H non identifiés ou un contexte familial compliqué). D’autres ont réussi à obtenir des diplômes, parfois exigeants même, mais ils gardent un souvenir mitigé de cette période.
– Les études ont pu être faciles (notamment si elles ont une bonne mémoire) mais entachées d’un ennui et d’un manque de sens « asphyxiants ».
– Elles ont également pu avoir des résultats en dents de scie et dû se battre, s’organiser, mobiliser leur mémoire d’une manière spécifique pour y parvenir. - Dans tous les cas, elles ont en commun ce sentiment (parfois latent) d’un parcours du combattant pour trouver sa place dans la société, professionnellement et socialement.
En effet, même si elles ne s’en rendent pas forcément compte (du fait de leurs doutes nombreux et de leur grande humilité), elles ont une belle vision intégrative et interdépendante des choses, qui les pousse à questionner le monde là où la majorité des gens l’accepte tel qu’il est (« c’est comme ça », « que veux-tu y faire »).
De leur côté, elles sont précisément mues par le besoin viscéral d’améliorer le monde, de se rendre utile socialement, aidées de leur détecteur d’incohérences intégré (trait HP). Tant qu’elles ne connaissent pas leurs neuroatypies, elles servent malheureusement souvent de disjoncteurs au travail (ce qui en fait des cibles régulières de harcèlement) ou de sauveuses dans les relations. - Et elles ont toutes en commun d’avoir un parcours de résilience fort. Elles ont vécu des choses difficiles. Comme tout le monde, elles ont eu peur, elles ont connu des périodes de découragement ou de désarroi profond (parfois menant à une dépression ou un burn-out), MAIS elles n’ont pas lâché, ont réussi à surmonter les obstacles et surtout ont appris de la situation.
Ces personnes peuvent régulièrement tomber sur des articles, des podcasts, des émissions de radio… évoquant l’hypersensibilité, le haut potentiel, le TDA-H ou l’autisme, à moins qu’un de leurs enfants (ou tous) soit détecté / diagnostiqué pour une de ces neuroparticularités.
Elles se reconnaissent alors généralement dans quelques traits… mais ne cochant pas toutes les cases (du fait de leur conjonction de neuroatypies), elles ne savent pas quoi en penser…. C’est tout l’objet de ces lignes et de mon approche en générale : les éclairer sur leur fonctionnement un peu particulier.
___
Ces dernières années, la recherche s’intéresse davantage aux conjonctions d’au moins 2 neuroatypies, notamment haut potentiel associé soit à un TSA, soit à un TDA-H, soit à des DYS, soit à des comorbidités.
Après de longues investigations sur le sujet, je suis arrivée à la conclusion que les profils qui se découvrent tardivement mobilisent fatalement des stratégies d’adaptation. Ces dernières parlent de leur haut potentiel (masqué).
La multi-neuroatypie se nomme officiellement « double exception« . Elle vient de l’anglais « twice exceptional », parfois symbolisée par l’abbréviation « 2e » (pour signifier par exemple HP-2e-TSA). Les publications du CIDDT, sous la houlette de la neuropyschologue canadienne Marianne Bélanger, sont particulièrement éclairantes sur ces thèmes.
A mon sens, il serait intéressant d’ajouter des profils 2e-hypersensibilité et des profils 6e (cumulant HP, hypersensibilité, TSA, TDA-H, DYS et stress post-trauma) à cette réflexion. C’est ce que je propose dans mon approche.
___
DES FORMES D’EXPRESSION VARIÉES

Malgré des traits communs, ces profils « multi-exceptionnels » présentent naturellement des personnalités variées. Comme pour tout le monde finalement.
Ainsi, leurs traits s’expriment différemment selon leur tempérament, leur genre, leur environnement, leur vécu et les intrications (complexes) de leurs neuroatypies, menant souvent à une dominante neuroatypique.
Ces prépondérances peuvent d’ailleurs évoluer selon les phases de vie et les hormones chez les femmes. Nombre d’entre elles découvrent ainsi leur multineuroatypie au moment de la préménopause car leur épuisement (corporel, émotionnel et mental) ne leur permet plus de mettre en place les stratégies de camouflage mobilisées jusque-là.
HAUT POTENTIEL DOMINANT
Pour certains multi-neuroatypiques, le haut potentiel est aux commandes. Ce sont des personnes très organisées, structurées, dans l’optimisation mais aussi dans le contrôle permanent (pour ne pas être prises en défaut), avec une grande mémoire informative et une forte exigence (notamment pour elles-même).
Elles ont plus facilement de bons diplômes que les autres profils, occupant ensuite des postes de cadre en entreprise. Elles changent régulièrement de fonctions mais tout en restant à l’intérieur de l’entreprise, ce qui permet de nourrir leur TDA-H tout en répondant aux attentes de « linéarité professionnelle » de la société.
Très présentes pour leur entourage, elles cherchent des solutions pour les aider, mobilisant leur efficience. Elles ont souvent des tensions corporelles et frôlent régulièrement le burn-out.
Leur haut potentiel pilote et arbitre les besoins, limites et autres injonctions, compensant les contraintes TDA-H, TSA, voire les DYS. Il participe alors à développer de grandes stratégies de camouflage. En apparence, tout semble aller mais dans les faits, le mal-être et la sensation d’imposture ou de ne pas savoir qui on est vraiment sont généralement présents en back-office… du moins tant qu’on ne sait pas comment les expliquer.
C’est d’autant plus vrai quand il s’agit d’un très haut potentiel (>145 de QI). Plus que ce chiffre, la prévalence (1/1000 personne) et les particularités spécifiques de fonctionnement sont importantes car elles participent à isoler ces personnes qui sont humbles, synthétiques, souvent animées de réflexions philosophiques complexes sur le sens de la vie, en quête de bienveillance, de sincérité et de réciprocité. Ainsi, les THP ne voient pas l’intérêt de la compétition, à laquelle ils préfèrent de loin la complémentarité.
HYPERSENSIBILITÉ DOMINANTE
Les profils à dominante hypersensible (surtout des femmes mais pas que) passent régulièrement pour « fleur bleue », « à fleur de peau » et candides. Bien connectées à leur corps, elles sont facilement happées par leur environnement. La beauté, la tristesse, la violence d’une scène de vie, d’un film ou d’une musique les touchent profondément.
Ce sont aussi de vraies éponges émotionnelles, très empathiques et sauveuses dans l’âme. Elles répondent toujours présentes pour aider autrui et se préoccupent bien souvent de la cause animale et des défis environnementaux.
_
NB : on peut retrouver cette dynamique chez les multi-profils avec TSA mais à laquelle on ne s’attend pas forcément de prime abord car ils ont plus facilement tendance à dégager une certaine froideur ou impassibilité. Quant à leur empathie, elle est davantage cognitive qu’émotionnelle : ils cherchent à comprendre et à proposer des solutions directes et concrètes pour aider autrui.
_
De ce fait, ces multi-hypersensibles sont plus facilement enclins aux dépressions, aux burn-outs et aux relations d’emprise longue durée.
Les femmes passent facilement pour beaucoup plus naïves qu’elles le sont en réalité. Elles ont d’ailleurs beaucoup de mal à envisager leur haut potentiel tant elles doutent de leurs facultés cognitives. Pour autant, elles s’entourent souvent de personnes cultivées, parfois très diplômées, avec lesquelles elles ont plaisir à échanger.
D’après mes recherches, la différence entre hypersensibilité et la conjonction « HP + hypersensibilité » se joue au niveau du traitement émotionnel des informations. En effet, chez les hypersensibles, les émotions sont vécues intensément pour ce qu’elles sont, à l’instant « t ». Ces profils ne savent pas vraiment comment formaliser leurs étapes de réflexion cognitive. Ils ressentent les choses et ont ces intuitions très fortes, d’autant plus quand ils sont bien connectés coeur-corps-mental.
Chez les HP + hypersensibilité, l’émotion vécue dans un contexte donné est rapidement prise en charge par le mental. Ce dernier l’intègre dans sa banque de données internes pour la comparer à des émotions similaires déjà vécues ou à des éléments à sa disposition concernant l’interlocuteur.rice en face (ou des relations similaires). Le tout prend le relais de l’émotion initiale pour muter vers une émotion plus complexe, qui finit par prendre toute la place.
TDA-H DOMINANT
Les profils à dominante TDA se sentent en permanence dépassés par la logistique, les tâches du quotidien qui consomment trop de temps ou se répètent invariablement (à l’image du rocher de Sisyphe) ou les rendez-vous (qu’ils risquent d’oublier). Mais le HP les aide à prendre la relève pour faire quand même.
Ils sont pour la plupart souvent en retard, à moins que l’enjeu soit important, ce qui leur demande beaucoup d’adaptation et génère du stress même s’ils y arrivent quand même (compensation HP).
Ils ont une mémoire émotionnelle étonnante, se souvenant de petits détails que tout le monde oublie. Ils s’intéressent à beaucoup de sujets et se documentent énormément quand un sujet les interpelle. Néanmoins, l’objectif est d’en tirer la substantifique moelle et se faire un avis, sans retenir le détail des titres de livres / podcasts… ou des noms d’auteurs (tant ils ont parcouru beaucoup de choses en peu de temps et fait des liens). Cet aspect ne leur permet pas de « briller » en société.
Ils procrastinent, attendant la dernière minute pour se mettre à réviser ou travailler sur un partiel ou une présentation (y compris avec des enjeux importants) et plus encore pour faire des démarches administratives… Comme ils se voient faire (distanciation haut potentiel), ils culpabilisent beaucoup (plus ou moins consciemment), sans que cela puisse générer une mise en action pour autant (c’est en ce sens que le TDA est un handicap).
Mais ces élans spontanés peuvent être compensés par le haut potentiel ou le TSA. Dans ces cas-là, ils font des listes, se mettent des rappels et peuvent même sembler très organisés… alors que cette posture leur demande beaucoup d’énergie.
Quand l’hyperactivité pilote le navire, la personne est toujours en quête d’une nouvelle aventure (source d’apprentissage). Elle se sent mieux si elle peut mener plusieurs projets (souvent exigeants même si elle n’en a pas conscience : lancer une activité, retaper une maison, devenir parent, s’impliquer dans une asso en même temps…). Elle a toujours envie d’apprendre, ce qui se formalise soit par des nouvelles formations diplômantes, soit par expérimentation et en autodidacte.
Cependant, ces aventures impulsent des changements de routines et de vie qui s’accompagnent d’un surplus de charge mentale épuisant (signe d’autisme en parallèle).
Dans la même veine, un personne multi-hyperactive peut alterner entre envie de rencontrer de nouvelles personnes, de sortir dans de nouveaux lieux et besoin de se ressourcer chez soi, parfois plusieurs jours d’affilée (regardant des séries, bricolant…). Ces changements peuvent susciter des réactions variées dans son entourage (« on ne te voit plus », « tu nous abandonnes », « tu boudes ? », « on ne sait jamais si tu viens ou non, c’est pénible à la fin ! »… ) notamment quand on ne sait pas à quoi ils sont dûs.
Avec une dominante TDA-H (et souvent des troubles DYS en parallèle), ces profils passent facilement sous les radars de réussite scolaire (notamment les filles) car leur haut potentiel est occupé en bonne partie à compenser les difficultés. Elles peuvent donc osciller entre des moments de « fulgurance », avec une note qui sort du lot (souvent parce que le sujet a particulièrement inspiré) et d’autres où elles sont complètement passées à côté de la consigne, soit par inattention / stress (TDAH), soit parce qu’il y avait un double-sens dans la consigne (TSA, que les neurotypiques savent gérer plus facilement).
Les résultats scolaires ne sont donc pas linéaires, à moins d’être en présence d’un.e enseignant.e inspirant.e ou d’y dédier beaucoup de détermination et une grande partie de son énergie (qui se déploie notamment quand la personne est en mode survie).
Identifier la multineuroatypie, le plus tôt possible, est une vraie source de soulagement pour ces profils particuliers. Cela permet de mettre en place des outils pour les aider à gérer leurs difficultés et économiser de la charge mentale. Et surtout, cela évite à leur estime et confiance en eux de s’abîmer, au fil du temps.
AUTISME DOMINANT
Enfin, quand l’autisme domine. Avec le cumul des neuroatypies, ces personnes s’adaptent en partie socialement mais passent régulièrement pour froides, hautaines, intransigeantes, insensibles alors que c’est tout le contraire. Ce malentendu relationnel les peine profondément tandis que leur chaos émotionnel est imperceptible et pourtant profond.
Elles ont une grande empathie, de type cognitif. Elles se préoccupent beaucoup de personnes de leur entourage mais ne le montre pas de la même manière que tout le monde. Elles savent répondre présents dans les coups durs.
Elles apprécient la solitude et ont besoin de longues périodes au calme pour se ressourcer. Cela ne les empêche pas d’aimer les interactions stimulantes, bien au contraire. Mais elles sont en permanence écartelées entre leur quête d’intensité (TDA-H) et leur besoin de routines (TSA).
Elles ont certains thèmes ou loisirs de prédilection, sur lesquels elles aiment passer du temps. Elles le font depuis des années. Dans le DSM-5, on parle « d’intérêts fixes ». Chez les femmes multi, ces intérêts peuvent être suffisamment discrets pour passer inaperçus. Il peut s’agir de parentalité, d’alimentation, de bien-être / beauté, de design, de développement personnel, des relations humaines, du jardinage, de la cuisine, de la lecture, du cinéma ou tout simplement de leur travail qui les passionne… Se documenter / pratiquer régulièrement cette activité leur fait du bien, participant à apaiser leurs ruminations mentales. Elles ont du mal à s’interrompre (TDA-H) même si elles le font quand même (relève HP). Dans ces cas-là, si elles sont attentives, elles ressentent, même fugacement, une certaine colère / frustration à l’idée de devoir s’arrêter. A moins que le HP les aide à éviter cette situation, en ne se lançant dans l’activité que quand elles sont sûres de pouvoir la mener à bien.
___
DES INJONCTIONS CONTRAIRES PERMANENTES
Qu’elle que soit la dominante, ces profils ont régulièrement l’impression de vivre une bataille intérieure entre des forces opposées, en lien avec certains traits de haut potentiel, d’hypersensibilité, de TDA-H ou de TSA.
- quête d’intensité / spontanéité MAIS AUSSI besoin de calme / routines, selon les moments
- efficacité ET procrastination, selon les sujets
- réussites « fulgurantes » (qui les étonnent aussi) ET doutes réguliers quant à leur potentiel cognitif, sa valeur
- maladresses motrices (le cerveau va plus vite que le corps ou envisage mal les volumes) MAIS capacité à s’adonner à une activité qui demande de l’agilité si elle les intéresse (impliquant néanmoins pour eux de décomposer tous les gestes mentalement avant de les réintégrer un à un corporellement), AINSI QUE grande minutie quand l’activité procure du plaisir, représente un défi et/ou mène à un résultat concret.
- hypersensorialité accrue MAIS ancrage dans le corps compliqué (à moins de pratiquer beaucoup de pilates, yoga, méditation…)
- foisonnement de connaissances, d’idées et d’analyses MAIS difficultés à les formuler facilement…
- bonne mémoire de petits détails (en lien avec les émotions ou l’hypersensorialité) MAIS souvent difficultés à mobiliser des informations pour « briller » socialement. Ces profils cherchent surtout à extraire la substantifique moelle d’un sujet (TDAH + HP) pour répondre à un questionnement du moment…
___
Mieux cerner comment son tempérament, son rapport au corps, son contexte et ses différentes neuroatypies jouent sa partition de vie offrent de grandes sources d’apaisement. C’est précisément l’enjeu de mes bilans.
En se découvrant autrement, en se comprenant mieux… on libère de l’espace de charge mentale, on gagne en confiance et estime de soi, on s’autorise à penser par soi-même, à prendre soin de soi (sans se sentir égoïste), à initier des actions (originales) et on entre plus facilement en interaction avec autrui, tout en restant authentique. On s’accepte peu à peu tel.le que l’on est vraiment, avec ses forces et ses failles, ni trop, ni pas assez, juste soi-même.
