Une des difficultés majeures pour les personnes présentant des particularités neuro-développementales relève de l’intégration sociale.
En effet, les hypersensibles vivent leurs émotions intensément, dans une société où la retenue est de rigueur.
Quand on a un TDA-H, le besoin de bouger en permanence y compris pour se concentrer, la difficulté à faire quand l’ennui s’installe, les oublis, les maladresses motrices… sont autant de comportements qui génèrent facilement de la stigmatisation vis-à-vis du groupe, et ce depuis le plus jeune âge.
Les haut potentiels ont une grande analyse globale et détectent immédiatement les incohérences. Ils ont également un rapport à l’existence déterminant, qui les pousse à faire sens en permanence. Pour ces raisons, ils posent souvent des questions qui leur semblent évidentes et ne le sont pas pour autrui. Ils servent souvent de disjoncteurs sans s’en rendre compte.
Quant aux TSA, leur attention prédominante pour le verbal (alors qu’il ne constitue que 7% du message en moyenne), leurs moindres expressions du visage et du corps et leurs stéréotypies en parallèle, leur hyper(hypo)sensorialité, leur franchise, leur forte intégrité, leur ponctualité… génèrent nombre de malentendus relationnels. Il en découle bien souvent des incompréhensions majeures et un grand sentiment de solitude.
Pour tous ces profils, leurs particularités de fonctionnement ne correspondent pas à la norme. Minoritaires et souvent méconnus, ces derniers sont facilement sources de jugement.
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D’où vient ce mécanisme de jugement, à l’échelle sociale ?
Les « premiers » humains devaient jauger toute nouvelle rencontre pour s’assurer de leur survie. Ce processus se faisait en quelques secondes, de manière que l’on pourrait qualifier d’instinctive. L’objectif était d’identifier immédiatement un danger ou une alliance possible afin d’agir en conséquence.
Au fil de l’évolution humaine et de son augmentation, les mécanismes de jugement ont changé tandis que les règles sociales se sont complexifiées pour soutenir l’adaptation.
Les processus cognitifs ont progressivement pris une part prépondérante dans les jugements, notre société contemporaine contribuant à reléguer les émotions et sensations corporelles (soit l’instinct) au second plan.
Ce jugement implique néanmoins des mêmes luttes de territoires qu’initialement. Mais plus abstraites, ces luttes sont moins facilement perceptibles.
Elles ont désormais à voir, la plupart du temps en arrière-plan, avec l’estime de soi et le sentiment de légitimité à vivre et occuper une place sociale.
Bien souvent, l’acte de juger fonctionne selon des jeux de miroirs, à l’aune desquels les mots et les actes contribuent à renforcer ou questionner cet ego (ainsi que ses motivations personnelles). Dit autrement : on se rapproche plus facilement de personnes qui nous ressemblent et nous valident.
In fine, on jauge encore autrui pour identifier s’il représente une menace ou un soutien… mais on le fait davantage pour s’intégrer socialement et, en filigrane, préserver son amour propre.
Ce processus est donc en bonne partie liée au degré de sécurité ou d’insécurité initiale de notre estime et confiance en soi, qui se construit dans l’enfance, généralement dans le noyau familial.
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Comment se construit notre jugement ?
Le verbe « juger » vient du latin « judicare », qui signifie « dire la formule qui a valeur de règle ». Dans le dictionnaire Larousse, juger consiste à « évaluer la valeur de quelqu’un ou de quelque chose, selon certains critères afin de les classer, d’arbitrer à leur sujet ».
Dans les interactions, juger implique au moins deux personnes. Dans ce processus, tout l’enjeu est de savoir ce qui est jugé (la personne ou son comportement), pourquoi (afin de réagir et s’adapter en conséquence, de sanctionner… ?) et comment (sur la base de quelles informations, critères ?).
Le jugement implique à la fois des processus cognitifs, affectifs et comportementaux. Il est, par essence, fatalement subjectif et bien souvent assorti de biais socio-cognitifs et de facteurs socio-affectifs, plus ou moins conscients.
AU NIVEAU COGNITIF :
L’acte de juger relève de plusieurs mécanismes successifs (parfois très rapides) : recueillir l’information, se faire une idée et porter une appréciation à partir des éléments collectés, puis prendre position.
Au cœur de nombreuses recherches en psychologie sociale et cognitive, le jugement implique la manière de penser, d’avoir conscience ou non de le faire et comment, via des mécanismes bien souvent non-contrôlés, automatiques ou inconscients.
Il implique des biais (cognitifs), parmi lesquels on peut lister (de manière non exhaustive) :
- Un recueil de l’information sélectif et subjectif, qui peut être assorti de biais de confirmation (c’est-à-dire ne retenir que les informations qui confortent nos attentes).
- L’effet de primauté : les premiers éléments recensés ont plus de poids que les suivants.
- Le biais d’échantillonnage consistant à se faire une idée sur les quelques informations à sa disposition, bien souvent peu représentatives.
- Les effets de contraste perceptif, de dilution des informations, d’amorçage d’un concept ou souvenir, de l’humeur, de Halo… qui jouent également grandement dans la subjectivité des conclusions auxquelles on arrive.
En la matière, les profils atypiques « twice exceptionnal », même s’ils restent concernés par les biais, présentent de meilleures capacités à stocker les informations, les mobiliser, différencier les éléments contextuels, internes, externes…les pondérer, les évaluer statistiquement et envisager des probabilités conditionnelles. - Il découle régulièrement de ces premiers processus des erreurs d’attribution causale (voir des relations de cause à effet là où il n’y en a pas forcément) et des raccourcis de pensée (heuristique de disponibilité, de simulation, de représentativité).
- Ces erreurs sont largement facilitées, d’une part, par les représentations mentales et autres préjugés que chacun.e d’entre nous se forge au fil des années.
D’autre part, on a tendance à expliquer un comportement en se basant sur les attitudes et traits de personnalités que l’on pense avoir identifiés chez autrui, écartant le contexte qui pourrait donner d’autres éclairages.
AU NIVEAU PHYSIOLOGIQUE ET AFFECTIF
En parallèle de ces processus cognitifs, des facteurs physiologiques et affectifs jouent également leur partition dans la balance du jugement, plus ou moins consciemment, qu’on s’en défende et pensent être rationnels ou non :
- Ces facteurs peuvent relever d’attraction physique et de ressemblances (à travers l’enveloppe corporelle, l’odeur, la voix, la texture de peau mais aussi des convergences de culture, d’attitudes, d’opinions, de valeurs et d’identifications à un groupe), mais aussi d’émotions ou de sentiments.
- Ils sont également influencés par des éléments contextuels : notre humeur du moment, l’environnement dans lequel on se trouve qui peut rassembler, pousser à la comparaison ou séparer…
- Ils se nourrissent et se nuancent selon les différents degrés de proximité et d’intimité, ainsi que du rapport à la normativité des comportements de chacun (recherchant l’approbation sociale ou s’en affranchissant). En la matière, les neuroatypiques sont fatalement concernés.
- Ils peuvent impliquer une transaction informelle, selon la théorie de l’échange social : les relations humaines seraient « des transactions continues d’utilités, de coûts et de bénéfices, entre partenaires interdépendants. ». Selon cette analyse, le degré d’affection ou de désaffection pour autrui serait proportionnel à l’évaluation continue du rapport coût/bénéfice, dans un contexte d’interdépendance (coopérative ou compétitive), de risques de conflits d’intérêts, de quête d’équité d’échange ou de comportements engageants réalisés à notre encontre. Cet aspect est largement alimenté par notre société capitaliste.
Naturellement, ces processus cognitifs, physiologiques, affectifs, contextuels communiquent les uns avec les autres, teintant nos perceptions et nos jugements. Ils sont largement colorés et influencent également les normes sociales dans lesquelles nous évoluons.
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Qu’est-ce que la norme sociale ?
Les normes sociales sont l’ensemble des règles tacites et communément admises par le groupe qui participent à définir les attitudes acceptables et appropriées pour vivre ensemble. Elles impliquent à la fois nos comportements, nos croyances, un système d’approbations réciproques, et de ce fait des jugements.
Elles évoluent dans le temps, voire disparaissent et/ou sont remplacées par d’autres. Elles dépendent de la culture, du contexte économique et politique, des évolutions technologiques, de l’environnement géographique et climatique, ainsi que des générations.
Elles se traduisent par des habitudes au quotidien, des valeurs et des croyances que l’on vit individuellement puis partage (ou non) en groupe plus élargi.
Généralement apprises dans la petite enfance, elles fonctionnent grâce à des sanctions et des récompenses qui poussent à la conformité sociale.
Il existe plusieurs types de normes :
- Les normes descriptives : « ce que je pense que les autres font »
- Les normes injonctives : « ce que je pense que les autres approuvent »
- Les attentes de résultats : « comment je pense que les gens réagiront à mon comportement»
- Les normes morales : « ce que je pense être la bonne chose à faire »
- Le groupe de référence : « les gens dont les opinions comptent pour moi »
- L’ignorance pluraliste : se comporter d’une certaine manière en société car on anticipe que la majorité fera de même alors qu’en privé, on aurait tendance à faire le contraire.
- Les normes de genre définissant les comportements appropriés pour les femmes et les hommes, ainsi que dans leurs interactions. En la matière, le féminisme a largement contribué à changer la donne. Cependant, un large pan de ces normes reste désormais à redéfinir globalement, pour permettre aux deux genres d’entrer en relation plus sereinement.
- Les liens cognitifs entre le comportement que l’on a, ce qu’on en pense personnellement et ce que ce processus induit vis-à-vis de notre rapport au groupe.
On comprend mieux comment ces règles sociales se nourrissent à la fois de mécanismes individuels et de groupe, dans des allers-retours permanents qui teintent les uns et les autres.
Ces normes sont fondamentales pour permettre à un groupe de fonctionner, d’autant plus quand il grandit en nombre.
Elles servent de tuteur, de guide pour savoir rapidement quoi faire ou dire au quotidien. Elles donnent également des éléments permettant d’anticiper les réactions et comportements d’autrui, facilitant les coordinations et ajustements rapidement. Elles participent à s’adapter et réguler la vie sociale, afin de préserver son harmonie.
En ce sens, elles ont initialement pour objectif de garantir à la fois une cohabitation « sereine » entre ses membres, chacun faisant sa part, ainsi que des comportements collectifs protecteurs du groupe.
Ces normes relèvent ainsi d’équilibres difficiles et mouvants, qui s’appuient à la fois sur une approche tacite, des accords de groupes, mais aussi des jugements, forcément subjectifs.
En parallèle, elles impliquent des mécanismes individuels, à la fois psychiques, émotionnels et physiologiques qui ont à voir avec notre « légitimité ressentie » à occuper une place dans la société.
Enfin, à l’instar des mammifères, elles s’appuient sur des dynamiques de pouvoir : des relations de domination-soumission. En avoir conscience et les accepter fait partie du jeu des normes sociales.
Elles peuvent malheureusement être préjudiciables et générer des discriminations et autres inégalités, à l’échelle d’un individu autant que d’un groupe ou d’une communauté plus large (CSP, appartenance culturelle et/ou religieuse, genre et orientation sexuelle, neurodivergence, handicaps…).
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Quels sont les bénéfices à mieux cerner les disparités de fonctionnement ?
Ces normes sociales posent la question de la place d’une minorité dans un groupe plus élargi. En effet, les besoins spécifiques et les comportements qui en découlent viennent parfois à l’encontre des règles sociales majoritaires établies. Ces divergences peuvent être sources d’inquiétude (ou plus) et d’attentes (voire d’exigences) d’adaptation, sous peine de rejet.
Ces différences génèrent facilement des frictions relationnelles. Elles ont beaucoup à voir avec les méconnaissances des problématiques et les jugements immédiats, de part et d’autre.
Car, intégrer des pluralités de fonctionnements demande des efforts et donc une motivation initiale pour les faire, d’autant plus dans notre société occidentale qui pousse à l’individualisme. Cet effort initial inconscient pourrait se traduire par : « Si je change ma norme, mes croyances, mes attitudes…quel est le bénéfice pour moi ? ».
Vu ainsi, on peut imaginer que cela ne soit ni facile, ni évident. Pourtant, comprendre le jugement, les normes, leurs sources ainsi que les mécanismes sous-jacents me semble offrir de nombreuses clés de vivre ensemble, à la fois pour les majorités et les minorités.
C’est du moins mon moteur de pensée dans le prisme complexe de l’inclusion : faire des efforts de part et d’autre, pour le bien de tous.
Il me semble qu’avoir conscience de cet aspect favoriserait les ajustements de tout un chacun. En la matière, la neuroatypie a beaucoup à offrir au groupe.
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Que peut apporter un fonctionnement atypique à la société ?
Les hypersensibles et personnes avec un haut potentiel, un TDAH et/ou un TSA présentent des comportements spécifiques qui se distinguent de la norme. Ils se manifestent souvent au quotidien, dans les petits riens de la vie de tous les jours. Ils posent pourtant des questions de fond intéressantes.
Ces profils, et notamment les autistes et THP, interrogent régulièrement les règles sociales établies, notamment à chaque fois qu’elles manquent de cohérence (qui est leur moteur d’analyse) :
- Pourquoi mentir ? Pourquoi dire des choses qu’on ne pense pas vraiment ?
- Pourquoi se faire passer pour quelqu’un qu’on n’est pas ?
- Pourquoi passer du temps à plusieurs si on ne cherche pas à se rencontrer vraiment, à parler de ce qui nous touche, ce qui est difficile ?
- Pourquoi rester assis des heures en classe sans bouger, ni parler, alors que ça ne correspond pas aux besoins physiologiques fondamentaux d’un enfant ?
- Pourquoi apprendre quelque chose si on ne comprend pas à quoi ça peut servir ensuite ?
- Pourquoi ne pas admettre simplement quand on a fait une erreur et essayer d’apprendre pour progresser plutôt que de la cacher ou de l’imputer à quelqu’un d’autre ?
- Pourquoi genrer les comportements, souvent dès la crèche, alors que cette approche est source de mal-être chez les filles et les garçons plus tard ?
- Pourquoi doit-on arriver à l’heure à un entretien d’embauche et en retard à un dîner entre amis ?
- Pourquoi privilégier la compétition à la complémentarité ?
- Pourquoi diriger une équipe est privilégié comme ascension professionnelle plutôt que l’expertise?
- Pourquoi faire une activité (un loisir, un travail) si on ne vise pas une obligation de résultats (mais simplement de moyens) ?
- Pourquoi courir après un salaire, une vie « métro-boulot-dodo », si cela ne fait pas sens, abîme la santé, la planète, nous coupe des autres ?
- Pourquoi maintenir des rites familiaux (noël, fête d’anniversaire…) s’ils se terminent régulièrement en conflit et mal-être pour tout le monde ?
- Pourquoi cohabiter, fonder une famille, selon le principe nucléaire actuel, quand on constate le nombre de divorces, de conflits, de burn-out parentaux, d’enfances abîmées… ? Pourquoi ne pas repenser ces manières de faire ?
On peut comprendre que ces questions, souvent instillées inconsciemment et spontanément, par simple jeu de miroirs ou d’attitudes divergentes, puissent interpeler. Ces attitudes demandent un temps de compréhension et du recul de part et d’autre.
Quand on connaît les fonctionnements atypiques, on sait que ces questions sont posées de manière factuelle, voire candide, bien souvent en dehors de tout jugement. C’est bien là le malentendu relationnel le plus important dans la rencontre entre atypiques et personnes plus typiques.
Se saisir de ces interrogations, tous ensemble, de manière dépassionnée (idéalement), offrirait la possibilité de repenser la société, par l’intermédiaire de ses normes, pour viser un mieux-être global.
Ce bénéfice-là me semble inestimable, d’autant plus dans notre contexte actuel en pleine transition économique, politique, sociale et environnementale.
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Et, du côté des neurodivergents ?
Développer certains réflexes (d’éclairages sociaux) peuvent également aider les atypiques à mieux composer avec leurs particularités en société.
- Les haut potentiels, par exemple, disposent d’une bonne capacité d’analyse, de distanciation et de mise en lien d’informations plurielles. Ils détectent plus facilement les occurrences comportementales.
Mais ils peuvent aussi garder en tête qu’ils n’ont pas forcément toutes les informations à leur disposition pour arriver à une conclusion. C’est notamment important quand cette dernière les pousse à se remettre en question ou ne pas se sentir acceptés dans un groupe. Par exemple, ils peuvent avoir ressenti du rejet ou une réaction de recul de la part de leur interlocuteur.trice. Mais celui-ci a peut-être à voir avec l’état émotionnel du moment, sans lien direct avec eux. - Les profils atypiques ont également tendance à discerner le beau, « le potentiel » de chaque personne qu’ils rencontrent. Ils « voient » les gens vraiment, les écoutent, les accueillent.
Mais ils peuvent également avoir tendance à faire des projections sur la base de ce potentiel perçu. Or, il y a une part de libre-arbitre importante dans ce qu’une personne pourrait devenir et ce qu’elle est, a envie ou peut faire à un instant « t ». - En lien avec leur vécu et leur atypie, ces profils peuvent aussi apprendre à donner plus facilement qu’à recevoir. Cette posture peut être agréable pour tout le monde au départ… mais elle finit souvent par se retourner contre eux car la relation n’est pas vraiment équilibrée au fond.
Prendre le temps de se demander si c’est juste, si ça ne leur demande pas trop d’efforts… mais également apprendre à accueillir un compliment, à demander de l’aide… peut les faire sortir de leur zone d’habitudes et de « maîtrise ». Cependant, la réciprocité qui en découle offre de jolis cadeaux en retour, à commencer par cette plus grande authenticité relationnelle, à laquelle ils aspirent tant.
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Pour conclure, la relation humaine repose sur une dynamique complexe, interactive, en constant remaniement, à la fois tacite et subjective, source d’acceptation ou de rejet et donc d’auto-confirmation sociale et personnelle.
Elle implique naturellement des heurts, parfois très violents, même dévastateurs, et souvent une fort sentiment de solitude quand on est minoritaire.
Mais, explorer l’ensemble de ces sujets en profondeur conduit aussi à réaliser en parallèle à quel point ce lien, notamment quand il est fort, authentique, sincère, relève du miracle.
Il est d’autant plus remarquable qu’il rassemble plus de 8 milliards de personnes sur terre et se reproduit un nombre incalculable de fois par seconde. Cette citation de Bernard Werber me semble bien résumer ce joli miracle social.
Entre
Bernard Werber
ce que je pense
ce que je veux dire
ce que je crois dire
ce que je dis
ce que vous avez envie d’entendre
ce que vous croyez entendre
ce que vous entendez
ce que vous avez envie de comprendre
ce que vous croyez comprendre
ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés de communiquer. Mais essayons quand même… »
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Sources (non exhaustives)
- Définition des normes sociales et des concepts connexes – Unicef – Octobre 2021
- Social Norms Atlas: Understanding Global Social Norms and Related Concepts. April 2021. The Social Norms Learning Collaborative. Institute for Reproductive Health, Georgetown University – Washington, DC – Avril 2021
- Les normes sociales, qu’est-ce que c’est ? – Capsule de 100g de savoirs, réalisée et conté par Sarah Leveaux, doctorante de l’Université Lumière Lyon 2 ; avec les relectures de Kenzo Nera, Julia Eberlen et Pascaline Van Oost.
- Juger et estimer la valeur d’autrui : des biais de jugement aux compétences sociales, Laurence Filisetti et Éric Dépret
- Descriptive norms, prescriptive norms, and social control: An intercultural comparison of people’s reactions to uncivil behaviors. Brauer, M. & Chaurand, N. (2010). European Journal of Social Psychology, 40(1), 490-499.
- A Sociocognitive Approach to Social Norms. Routledge Research International Series in Social Psychology. Dubois, N. (2003).
- An Explication of Social Norms. Communication Theory, 15(2), 127–147. Knight Lapinski, M. & Rimal, R. N. (2005).
- Normes de jugement et évaluation du personnel. Louche, C. (2019). (Ed), Psychologie sociale des organisations (pp. 195-206). Dunod.
- Social norms, social identities and the COVID-19 pandemic: theory and recommendations. Neville, F. G., Templeton, A., Smith, J. R., & Louis, W. R. (2021).
- Pluralistic ignorance and the perpetuation of social norms by unwitting actors. Advances in Experimental Social Psychology. Prentice, D. A. & Miller, D. T. (1996).
- The Psychology of Social Norms. Sherif, M. (1936). Harper & Brothers Publishers.
- Psychologie sociale. Yzerbyt, V. & Klein, O. (2019). De Boeck Supérieur.