Le stress post-traumatique complexe fait suite à un événement incompréhensible, dégradant et généralement inattendu, face auquel la victime s’est sentie impuissante. Cet événement induit une peur intense qui pousse le cerveau (reptilien) à prendre les commandes afin de mettre à l’abri le sujet.
Mais le TSPT-c peut également se développer au contact de micro-agressions permanentes, quand on grandit par exemple avec des parents qui semblent en apparence aimants mais n’ont pas pu/su offrir la sécurité affective, les encouragements et le soutien dont un enfant a besoin pour se développer sereinement. Ces difficultés parentales sont elles-mêmes en lien avec leurs propres traumas non résolus. Elles viennent parler de leur isolement et de leur désarroi.
Dans tous les cas, les mécanismes neurologiques adaptatifs d’urgence, initialement salvateurs, ne permettent pas aux victimes d’engrammer les émotions sous-jacentes. Ces dernières restent comme en suspens tandis que le souvenir ne peut pas être intégré par le mental et le corps comme une expérience utile.
Ces traumatismes, non pris en charge de manière adéquate, conduisent à un stress post-traumatique qui génère :
- des flashbacks ;
- des ruminations ;
- des comportements d’hypervigilance et d’évitement ;
- des conduites à risque et addictives à visée anesthésiante ;
- des troubles de la mémoire/concentration ;
- des douleurs physiologiques chroniques (migraines, nausées, troubles alimentaires et/ou du sommeil, difficultés respiratoires, problèmes de peau…) et bien d’autres effets…
- A la longue, cela peut engendrer une dissociation physique et émotionnelle, un faux-self prédominant, un syndrome de l’imposteur ou un syndrome du sauveur marqué, voire des maladies graves.
En réalité, une des difficultés principales du TSPT-c est qu’il est difficile pour le mental et le corps d’intégrer les événements sur une courbe chronologique. Les incidents restent tous présents dans une sorte de magma sensoriel et mémoriel, prêts à surgir à tout moment.
Souvent les profils atypiques concernés ont conscience d’un contexte d’enfance compliqué mais ils ont soit cherché à l’oublier pour se concentrer sur leur avenir ; soit ils l’ont mentalisé, rationnalisé, expliquant ou excusant les comportements familiaux pour maintenir un certain équilibre.
Pourtant, au fond d’eux demeurent des blessures de rejet, d’abandon, d’injustice, de trahison ou d’humiliation. Elles se rejouent inconsciemment dans des situations familiales, amicales, amoureuses ou professionnelles.
J’ai conçu un bilan basé sur mes formations et mes explorations des psychotraumatismes, des blessures de l’enfance et de leurs incidences corporelles, émotionnelles et cognitives. N’hésitez pas à me contacter pour plus de détails.
