Menu Fermer

On les aime ces p’tits colibris

Grain’ de HP si dégourdies…
qui transpercent l’âme, l’œil aguerri;
Tonique, très tôt, debout-assis;
Ils réclament vit’ l’autonomie,
Participent à la vie de famille,
Entre gros câlins et guilis.

Sujets à l’hyperesthésie,
Ces bébés ont une sacrée ouïe:
Ils sursaut’ donc au moindre bruit,
Et sont facilement éblouis;
Méfiants au goût du brocoli,
Par une nouvelle odeur surpris.

Les nouveaux visages contrarient
Ces hypersensibles ouistitis.
Et quand la frustration surgit,
Quand ils ont faim ou s’ils s’ennuient…
Ils peuvent se rouler sur’l’tapis,
Avant l’retour à l’accalmie.

Jus d’cœur et de cerveau inouï,
Vraies épong’, viv’ les raccourcis:
Haut com’ 3 pom’, ils balbutient
Ces mots complex’ qu’ils ont appris,
Par déduction ou par défi;
Ou cet humour qui nous saisit.

Difficile de les mettre au lit:
Rois des questions et des soucis,
Pour comprendre la mort et la vie…
Gaffe aux parents non-avertis!
Et gare à la dyssynchronie,
Les chagrins sont vraiment hardis.

Petits casse-cou extravertis,
Ou grands timides introvertis…
Peut-être de futurs “Gaudí”
Des ” Vinci ” ou des “Connelly”:
Y’a pas de règle, c’est la loterie;
Dans tous les cas, des “Affranchis”!

Souvent le gène leur est transmis,
Parents, fratrie abasourdis:
Réponse au sentiment d’ovni!
La charge mentale est notre amie.
Pour leur bien, perpet’ on a pris:
On les aime ces p’tits colibris.