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Mode d’emploi relationnel pour surdoués

Nous sommes de 2 à 5% de zèbres, donc fatalement (enfin pour la plupart) amenés à cohabiter, cotravailler, coétudier, cojouer ou codialoguer avec les autres : ces « normo-pensants » ou « neurotypiques » comme aiment à les appeler les autistes. La difficulté est de mieux les cerner dans la mesure où nous avons toujours été dans notre cerveau, qui manifestement ne tourne pas rond comme le leur. Alors voici une proposition de traits de caractères d’un non-HP :

– a composé un léger masque social, avec de parts de lui ou d’elle-même avec lequel il/elle se sent parfaitement à l’aise
– peut être sensible mais sans forcément que ça ne l’impacte au plus profond de lui (elle)-même sauf à être hypersensible (mais c’est un autre sujet)
– n’est pas particulièrement gêné(e) par le bruit, ni les odeurs, dans un café, un commerce…
– peut être très tactile, ça dépend de la personne
– s’adapte au contexte naturellement, en essayant d’en tirer le meilleur parti pour lui/elle-même
– accepte globalement l’autorité, du moment qu’il ou elle y trouve son compte
– assume que les règles de la société sont faites pour être respectées mais peuvent être contournées en fonction de la situation
– a un rapport au temps plus mesuré, ce qui donne des incompréhensions importantes avec un(e) HP
– ne se pose pas particulièrement de questions métaphysiques et passe des moments de la journée en bouton « off » du cerveau
– du coup, dort bien – enfin certain(e)s
– apprécie les choses simples sans non plus en extraire l’essence, ce qui peut donner une impression de superficialité pour un HP
– ne cherche pas forcément à se dépasser sauf lorsqu’il ou elle a l’esprit de compétition
– est bien souvent mono-objectif, (les hommes plus que les femmes ;))
– n’a pas forcément peur de l’échec mais ne se lance pas non plus dans des projets trop complexes ou trop nombreux en parallèle
– peut avoir tout type de parcours scolaire et professionnel, selon l’histoire et la CSP
– pose souvent comme première question « qu’est-ce-que tu fais dans la vie? » car il ou elle a tendance à te définir par votre métier et cloisonner les faits et les gens sous des étiquettes afin de se rassurer. Si une exception surgit, loin de remettre en question son analyse, c’est celle qui confirme sa règle, sic!
– ne met pas forcément ses émotions dans la balance pour réfléchir
– mais peut instinctivement se sentir menacé(e) par votre répartie ou ce que vous dégagez, dans un cadre professionnel standard notamment.

D’un point de vue statistique, selon Fabrice Bak, la population des « Tout le monde » se repartit comme suit :
10% structurés qui communiquent et cherchent des solutions
– 30% pragmatiques qui considèrent généralement que les problèmes viennent des autres ou du système, sans qu’on ne puisse rien y changer
– 60% fonctionnalistes qui suivent le mouvement sans se poser de questions.
Selon lui, la bonne nouvelle est qu’en tant que HP, nous avons un panel de 10% de la population pour trouver notre moitié(e) car les structurés sont les plus compatibles avec les HP.

ça vous parle ? N’hésitez pas à compléter…

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