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La dyssynchronie

Ce syndrome est dépeint par le psychologue français JC Terrassier : il s’agit de la différence de développement entre l’âge réel, les capacités motrices, les compétences sociales, l’affectivité et les capacités intellectuelles de l’enfant HP. Tous les zébrillons sont concernés par ce décalage même si les écarts sont variables.
On peut ainsi voir un mini HP globalement très maladroit mais pourtant capable d’une motricité très agile pour une activité qui lui tient à cœur. Et plus l’anxiété de ne pas être à la hauteur de sa rapidité cérébrale ou de sa propre exigence s’installe, plus les difficultés peuvent se manifester, notamment en graphisme et écriture.
Au niveau affectif, s’ils sont capables de « comprendre » certaines données avec beaucoup de maturité, ils n’ont pas les moyens de les gérer émotionnellement. Cela peut se traduire par des grandes difficultés d’endormissement, des terreurs nocturnes, des rituels, voire des toc. Dans tous les cas, faire appel à leur raison ou les railler est alors très contreproductif.
Au niveau scolaire, cela provoque chez certains enfants une certaine distraction pour parer à l’ennui quand le niveau de difficulté n’est pas assez stimulant pour eux.
Enfin, au sein de la cellule familiale, dans la mesure du possible, il est important de rester vigilant pour ne pas les traiter en adulte et lui prodiguer un cadre “ferme et bienveillant” pour leur permettre de se construire au mieux.

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