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ça va mieux en le slamant

J’ai découvert le slam dans des cafés parisiens, au début des années 2000. J’ai tout de suite été touchée par ces « poètes-chanteurs ». Ils scandaient leur histoire sur scène, avec audace et vulnérabilité. Mais je dois à Grand Corps Malade d’en avoir fait ma musique de prédilection, tant par la justesse de ses mots que par l’élégance de sa voix.

Avec ce mélange d’intuition et de réflexion, le slam est un vecteur précieux pour exprimer la résilience. Je vois un parallèle entre la façon de l’écrire et les sentiments qu’une épreuve suscite. Les vers sont courts et très rythmés ; ce qui génère une forte intensité émotionnelle. Cette dernière varie d’autant plus selon les sonorités et la métrique choisies. Quant à la poésie des mots, elle apporte cet équilibre d’apaisement qui vient avec les prises de conscience. Quand l’émotion monte et me déborde, le slam est ma respiration.