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De belles rencontres caméléonesques!

Lorsque je me suis lancée dans l’écriture du livre « Un caméléon (trop) sensible », je ne savais pas vraiment si j’irais jusqu’à l’étape « édition ». J’ai simplement commencé en évacuant la question pour m’empêcher de procrastiner. J’avais surtout besoin de poser par écrit ce que j’avais pu lire, expérimenter et comprendre du haut-potentiel, à travers le prisme de mes propres rayures, pour apprivoiser un mental foisonnant.
En bonne zèbre, je l’ai d’ailleurs réécrit et redessiné entièrement 2 fois. Je l’ai aussi jeté à la poubelle virtuelle de mon ordinateur à plusieurs reprises, la dernière étant à 2 semaines de l’impression. Mais quelque chose me poussait à aller au bout de mon projet, malgré un niveau d’exigence et des doutes élevés. Je me suis donc mise au défi, en acceptant un produit fini qui serait fatalement en deça de mon imaginaire mais qui pourrait s’améliorer avec le temps, au fil des retours.
Les premières lectures de mon entourage m’ont beaucoup encouragée et je ne les remercierai jamais assez pour leur soutien, sans qui ce livre n’aurait pas vu le jour. Néanmoins je me « méfiais » un peu de leur bienveillance amicale. Je craignais donc l’exposition au grand jour d’une telle démarche, avec son lot de retours, négatifs comme positifs d’ailleurs, avec lesquels ma sensibilité devrait composer. Mais je me suis dit que ce serait aussi un bon moyen de mesurer le chemin parcouru pour m’affranchir du regard d’autrui et affirmer mes positions.
Je m’interrogeais aussi régulièrement sur la légitimité de ma démarche, n’étant ni psychologue, ni psychiatre, ni de formation neuroscientifique. En revanche, je savais pouvoir m’appuyer sur mes compétences professionnelles de communicante, en écriture, synthèse et métaphore, que j’assume désormais. Et j’étais également convaincue de l’importance des témoignages pour se défaire d’un sentiment de solitude énergivore et se mettre alors en actions pour aller mieux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai adopté le « je ». Il ne s’agit que de mon parcours, de mes traits haut-potentiel et des liens que j’ai pu faire des mécanismes psychologiques sous-jacents. L’idée était de susciter des résonances, en sachant qu’elles ne fonctionneraient pas avec tout le monde car il existe bien d’autres façons de vivre sa douance.

Au final, mon besoin était surtout de donner un sens à ce parcours compliqué en le transformant en quelque chose d’utile pour d’autres HP. Alors j’ai fini par appuyer sur le bouton de l’imprimante. Et depuis ce jour, je suis régulièrement surprise par ce que m’offre cette aventure.
Elle m’a tout d’abord permis d’ancrer au quotidien cette particularité philo-cognitive, comme une composante parmi d’autres, au même titre que mon tempérament, mon vécu et bien d’autres éléments liés à la construction d’une identité. Elle fait partie de moi et je l’accepte désormais, du mieux que je peux, certains jours plus que d’autres, avec ses contraintes et ses bénéfices.
Elle m’a aussi confrontée à ces fameuses remarques négatives, utiles pour progresser, mais parfois blessantes lorsque simplement agressives. J’ai pris le temps de les accueillir, d’y répondre et de comprendre ce qu’elles généraient en moi. Elles ne sont pas toujours faciles à encaisser mais elles m’apportent aussi sur d’autres plans.

Depuis le 20 juin dernier, le plus inattendu pour moi ce sont ces jolies rencontres ou reprises de contacts, suite à une conférence, lors d’une dédicace ou via les réseaux. Je garde en mémoire tous ces mots qui ont été échangés, ces sourires, ces rires et ces larmes parfois aussi.

Elles me rappellent régulièrement cet effet de « polarisation » entre zèbres : cette attraction instinctive entre inconnus, ces instants suspendus dans le temps, au cours desquels les échanges fusent, les connexions intenses et les confidences se font naturellement, la bienveillance étant de mise. Vivre ces moments, en ayant conscience de leur particularité et de la chance qui m’est offerte d’en bénéficier, me touche profondément.
Ils conduisent même parfois à des partenariats et/ou à de nouvelles amitiés qui se créent au fil de l’eau. Je pense à Nathalie (orthophoniste), à Aude (médecin chinois), à Chloé (Rayures et ratures), à Monique (Zébrologie), à Julie et Meryl (Gaïa), à Emilie (Oseva), à Hélène (psychothérapeuthe), mais aussi à Mareva, Thibault, Thierry, Laurent, Tiphaine, Malaurie, Julie, Aurélie, Hass nia, Delphine, Nassima, Claire, Catherine, Nicolas, et tant d’autres. Je tenais à vous témoigner ma gratitude.

On dit qu’un livre existe 3 fois : lorsque l’auteur l’imagine / l’écrit ; quand le lecteur se l’approprie ; puis lors des interactions. C’est assez vrai je trouve !
Alors merci à toutes et à tous d’aider « Un caméléon (trop) sensible » à prendre vie ainsi, merci pour vos commentaires, pour vos recommandations et toutes vos actions qui génèrent ce bouche-à-oreille si précieux dans le monde de l’auto-édition. Certains proches avaient pronostiqué les 350 premières ventes avant le 31 décembre 2019. Je commence à y croire.
Celles et ceux qui le souhaitent peuvent m’aider à relever ce challenge en publiant leurs avis sur le livre en commentaires sur Facebook ou ci-dessous. A votre bon cœur !

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